New to site?


Login

Lost password? (X)

Already have an account?


Signup

(X)

La nouvelle déferlante du e-commerce: innovations et nouveaux entrants bousculent le marché

La nouvelle déferlante du e-commerce: innovations et nouveaux entrants bousculent le marché

04
Oct 2016

.
Voici les trois grandes idées à retenir de la conférence EMLYon Club Digital du 4 octobre 2016 avec Matthieu FAURE, Directeur marketing – Uber France, Zena SIRAUDIN, Senior Category Leader – Amazon, Eric LE STRAT, Directeur Général, Digital stores, groupe Zannier et Edouard REMISE, Co-fondateur – IGLOO

  1.     De nombreuses start-ups se créent sans que les fondateurs n’aient de business model et sans qu’ils sachent précisément ce qu’ils veulent faire. Ils testent différentes idées et se trompent jusqu’à ce qu’ils trouvent leur marché et leur business model. C’est le cas d’Igloo par exemple, Edouard Remise et ses cofondateurs ne savaient pas du tout ce qu’ils allaient proposer en créant leur société.
  2.     Les pure players comme Amazon et Uber expérimentent beaucoup eux aussi. Chez Amazon, les équipes sont clairement encouragées à tenter, à échouer, à réessayer. Elles vérifient que leur offre apporte de la valeur client au global sans se focaliser sur la rentabilité du nouveau service qu’elles créent. Amazon s’intéresse seulement à la rentabilité long terme. C’est le modèle à long terme qui fait office de business case.
  3.     Les NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, et Uber) ont une force : l’agilité, la rapidité d’exécution. Ces entreprises testent directement sur le terrain dans les conditions du réel. Uber ne fait jamais de focus group, les équipes détectent les points de friction grâce à l’analyse des données et aux entretiens avec les chauffeurs. Ils en tirent des solutions qui sont mises en place en quelques semaines là où le modèle traditionnel prendrait un an. En outre, le spécialiste de la mobilité utilise la data captée en temps réel pour lancer de nouvelles offres ou optimiser des offres existantes, en travaillant sur les « points de friction » remontés par les clients et les chauffeurs.

Comment innover ?

En acceptant de se tromper. Chez Amazon, les équipes sont clairement encouragées à tenter, à échouer, à réessayer. Partant de cette perpective, peut-on tout acheter sur internet ? « Si on rend un service correct au client, pourquoi pas », répond Zena Siraudin, Senior Category Leader chez Amazon. Le géant du e-commerce a récemment lancé une boutique allergies ; il vend aussi, désormais, des denrées périssables comme des tomates avec « prime now ». L’accent n’est pas mis sur le retour sur investissement du nouveau produit ou service. Ce qui importe, c’est ce qui est apporté au client au global. Seule compte la rentabilité globale long terme et cela favorise évidemment l’innovation.

C’est le modèle à long terme qui fait office de business case.

Les NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, et Uber) ont une force : l’agilité, la rapidité d’exécution. Ces entreprises testent directement sur le terrain dans les conditions du réel. Uber ne fait jamais de focus group, les équipes détectent les points de friction grâce à l’analyse des données et aux entretiens avec les chauffeurs. Ils en tirent des solutions qui sont mises en place en quelques semaines là où le modèle traditionnel prendrait un an.

La course à la taille critique

Reste que pour durer, il faut aussi de la notoriété. Le coût et les méthodes d’acquisition des clients fluctuent selon les segments de marché. Uber investit beaucoup pour conquérir de nouveaux clients. En sus de ses media naturels (bouche à oreille, parrainage, social media), le spécialiste de la mobilité urbaine a lancé sa première grande campagne de marque en 2016.

Les marketplaces constituent une opportunité pour se faire connaître et se développer, mais aussi un risque de devenir anonyme. En sus, elles limitent le contact entre la marque et le client et la collecte de données, prévient Eric Le Strat, DG de Digital Stores, Groupe Zannier.

Chez Amazon, 50% des unités vendues dans le monde viennent de sa marketplace. Parmi les vendeurs de la marketplace, 70.000 font un chiffre d’affaire annuel supérieur à $100.000.

La fin du commerce traditionnel ?

Mais rien n’annonce la fin de la vente physique. Le cross-canal constitue une richesse pour les marques, ajoute Eric Le Strat :« Internet booste les ventes sur le retail. 90% des individus qui achètent se renseignent sur internet sans pour autant acheter sur internet ».D’autres se renseignent en magasin et achètent ailleurs.

Les canaux se complètent aussi en matière de gamme de produits « la majorité des livres vendus sur Amazon sont des ouvrages difficiles à trouver en librairie, note Zena Siraudin, et on vend aussi des produits à faible rotation dans les boutiques traditionnelles, comme les accessoires par exemple ».

« Les canaux se complètent, nous ne sommes qu’au début de l’histoire », conclut Eric Le Strat.


Related Posts
Leave A Comment

Leave A Comment