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Voiture autonome : « c’est une révolution progressive, il faut développer le capital confiance »

Voiture autonome : « c’est une révolution progressive, il faut développer le capital confiance »

12
Avr 2018

 

Conduite autonome et voiture électrique connectée répondent à trois enjeux majeurs sur lesquels l’industrie automobile est engagée depuis de nombreuses années : réduire la pollution (en limitant les émissions de CO2 et de particules), les accidents (en diminuant l’erreur humaine) et contribuer à la fluidité de la mobilité en milieu urbain. Quelles solutions apportent les constructeurs ? Explications de Jean-Michel Juchet, Directeur Communication de BMW, interview de Gaëlle Brunetaud.

La pression est énorme, ces progrès sont attendus par les consommateurs comme par les politiques, mais « il ne faut pas brûler les étapes, les accidents récents (Telsa en 2016, Uber en mars 2018) le confirment, c’est une course de fond », analyse Jean-Michel Juchet. 55% de la population est plutôt défiante vis-à-vis des véhicules autonomes, c’est en s’habituant progressivement aux usages des fonctions d’assistance que la confiance va progresser.

Voitures connectées : aujourd’hui déjà, une réalité

En la matière, des avancées significatives ont déjà été faites : Les premiers modèles BMWi3 et BMWi8 sont sortis en 2013. 100 000 véhicules électrifiés (pures électriques et hybrides rechargeables avec une véritable autonomie électrique) ont été vendues par la marque allemande en 2017 et ce volume doit doubler d’ici 2019. Elles intègrent déjà de nombreuses fonctions de connectivité. Repérer sa voiture dans un parking immense, l’envoyer se garer sur une courte distance, lancer le chauffage ou la climatisation à distance afin de monter dans une voiture tempérée, la laisser prendre en charge la conduite dans les embouteillages (sur les routes avec un marquage central) et sur autoroute (jusqu’à 210 km/h), c’est déjà possible aujourd’hui. En outre, le constructeur allemand propose aussi de nombreux services à la mobilité (autopartage, recherche d’espaces de parking, recharge électrique, etc.).

Conduire ou se faire conduire ?

Une nouvelle étape sera franchie en 2021. A cet horizon, la voiture sera capable de conduire dans la plupart des situations courantes et saura prévenir le conducteur avec un préavis de 15 à 20 secondes qu’il doit reprendre le volant. Pour parvenir à une telle complexité technologique, les niveaux d’investissements (réseau 5G, cartographie digitale, microprocesseurs, lidars, etc.) à réaliser sont colossaux, sortent du portefeuille des compétences historiques des constructeurs et équipementiers et ne peuvent être réalisés qu’en partenariat. GAFA comme équipementiers sont dépendants de la capacité à intégrer cette complexité (cf. itw Thierry Bardy VP Innovation Orange). BMW a déjà racheté Here, la solution de cartographie de Nokia, travaille avec Intel sur les microprocesseurs, avec Mobileeye sur les capteurs et ouvre sa plateforme à d’autres acteurs de l’industrie. Avec eux, c’est tout l’écosystème automobile qui devra se reconfigurer : entre autres, le métier d’assureur si les automobilistes ne sont plus responsables des accidents, les lignes de transport en commun à faible volume qui seront remplacées par des solutions de transport à la demande.

Gaëlle Brunetaud-Zaïd


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