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La voiture du futur, un smartphone à quatre roues ?

La voiture du futur, un smartphone à quatre roues ?

15
Avr 2018

 

Qu’est ce qui permettra à la voiture du futur d’assurer des déplacements sûrs, libérant le temps des passagers, réduisant la pollution et les bouchons ? La conduite autonome est d’abord une affaire de connectivité, analyse Thierry Bardy, VP Marketing et Innovation chez Orange et Président du Club Open Prospective.

Et si nous ne nous déplacions plus qu’en voiture autonome, comment nos villes, nos vies seraient-elles reconfigurées ? D’après l’étude de l’OCDE « Urban mobility System Upgrade », des « TaxiBots » (taxis autonomes pouvant accueillir plusieurs passagers) et des « AutoVots » (véhicules autonomes pour un seul passager) pourraient couvrir 100% des besoins de mobilité actuels avec seulement 10% de véhicules. Le trafic aux heures de pointe pourrait être réduit de 65%.

Mais avant que tout cela soit possible, la connectivité constitue un sacré défi.

Pour Thierry Bardy, le développement de la voiture autonome dépendra beaucoup des très nombreux flux qui doivent être agrégés pour permettre un pilotage sécurisé :

  • Des lidars (faisceau laser dont l’écho permet de déterminer la distance d’un objet)
  • De nouvelles connectivités avec une vitesse de réaction très améliorée. En 4G, le temps de latence est de 25ms, il passera à 3ms en 5G dans les années 2020-2022. Ces temps de réaction sont cruciaux sur des voitures autonomes : les essais en slalom montrent qu’à plus de 1 ms de latence, elles ne passent pas les barrières.
  • Des myriades d’informations satellitaires et cartographiques. Les satellites Galileo devraient bientôt permettre de géolocaliser à l’échelle de 10cm au lieu de 1m aujourd’hui. Les cartographies les plus précises d’IGN ou Google seront aussi déterminantes.
  • Les données météorologiques sont également critiques. Aujourd’hui, les essais de l’INRIA montrent qu’en cas de neige ou de forte pluie les voitures autonomes ne tiennent plus la route.
  • Au-delà de la conduite autonome sécurisée, la voiture connectée devra aussi faire place à l’Entertainment, avec de nouveaux contenus adaptés à la durée des trajets. Les flux de data vidéo seront donc, eux aussi, conséquents.

Tous ces flux posent de nombreuses questions qui font actuellement l’objet de discussions :

· A qui appartiendront les données ? Au propriétaire, à l’assureur, à Intel, aux société autoroutières ?

· Où seront stockées les données pour pouvoir les traiter en un temps record ? Au niveau du hub du véhicule, dans des clouds très proches

· Comment seront sécurisées ces données pour éviter d’être hackées ?

Gaëlle Brunetaud-Zaïd


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