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« On n’a pas changé un marché, on en a ouvert un nouveau »

« On n’a pas changé un marché, on en a ouvert un nouveau »

16
Avr 2020

[Cet article reprend les temps forts du meet-up du 27 février 2020, avec Thomas Rebaud, cofondateur de Meero]

Quand Thomas Rebaud fonde Meero, il a déjà plusieurs start-ups à son actif. Il ne les cède pas. Infatigable, il continue à tout gérer de front. Thomas aime tant ouvrir de nouveaux business qu’il aurait pu vendre des aspirateurs, travailler dans n’importe quel domaine. Mais la photo l’intéresse personnellement et il n’y a pas de market place dans ce secteur.

Test, Learn & Share

Il veut tester : est ce que ça peut marcher, est-il possible d’apporter ainsi un revenu supplémentaire aux photographes ? Il essaie, en France et à l’international, en observant les pays et les zones qui répondent le plus. « Le tout, c’est de faire des bêtises modérées et de s’arrêter tout de suite » analyse Thomas.

A ses détracteurs, qui lui reprochent de casser le marché façon Uber, Thomas retorque : « on n’a pas changé un marché, on a ouvert un nouveau marché avec Ubereats et Airbnb » qui ne faisaient pas de shooting photo avant l’arrivée de Meero. Le bashing, qu’il subit surtout en France, est selon lui « le lot de toutes les entreprises qui innovent ».

Sa proposition de valeur : « on fait tout sauf le shoot » : Meero assure la mise en relation, propose un logiciel de comptabilité et de marketing, offre du contenu pour améliorer le quotidien des photographes. Comme Amazon, Meero met à disposition les technologies dont son équipe a eu besoin pour gérer des teraoctets de photo avec Meerodrop, un outil de transfert de données.

Un fabuleux parcours

Pour accompagner son développement, Thomas lève des fonds. Plusieurs fois, jusqu’aux 205  M€ levés en 2019. Meero a ainsi rejoint le cercle très fermé des licornes françaises, avec une valorisation supérieure à 1 milliards d’€. Comment une telle prouesse a-t-elle été possible ? Thomas est un formidable pitcher, qui a réussi à séduire les plus gros investisseurs parce qu’il maîtrise le vocabulaire, parle leur langue, et a tout compris du parcours de la levée de fonds. Last but not least, il a su associer l’intelligence artificielle pour rassurer sur sa capacité à industrialiser. D’ailleurs, le 27 février, quand il a partagé son analyse et ses observations, tout a semblé si simple !

Alors finalement, créer et développer une licorne, c’est vraiment simple ? Bon, pas tout à fait.

  • Le recrutement est facilité par les levées de fonds qui attirent de bons profils. En plus, les fonds voient tous les bons C.V. passer.
  • Le fait de reporter à un board oblige à prendre du recul, à travailler proprement.
  • Mais gérer la vitesse, c’est compliqué : onboarding des collaborateurs, respect des réglementations locales, prises de décision face à toutes les initiatives possibles …

Récemment, Meero s’est lancé dans le e-commerce, qui demande une approche très technologique, et dans le B2C. Le marché de masse, lui, nécessite un processus de commande hyper simple et beaucoup de matériel. Pour ouvrir ce marché, Meero commence par les mariages. Les challenges sont nombreux, nous leur souhaitons bonne route !


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